| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
A partir de Grenade, nous allons faire une route que nous ne connaissons pas puisque nous passons par Madrid et que nous sommes descendus par la côte. Nous avons bien fait de changer d’itinéraire car nous allons faire plus de 900 km dans la journée et le pays est très agréable. Au début, c’est l’Andalousie avec des centaines de km2 d’oliviers bien qui semblent être bien soigneusement posés sur de multiples collines. Le sol sous eux est impeccable, on le croirait nettoyé à l’aspirateur.
Ensuite nous traversons d’immenses plateaux relativement hauts, la plus haute altitude que nous voyons est un peu plus de 1200 mètres. Nous roulons longtemps sur les plateaux puis tout d’un coup, il y a des panneaux avec des limitations de vitesse de plus en plus basses et des infos pour signaler une descente à 5 ou 8 %… et là, nous redescendons dans des plaines qui sont aussi vastes que les plateaux.
Il y a d’immenses champs d’éoliennes, plusieurs dizaines voir centaines au même endroit. C’est impressionnant. Il y a aussi pas mal de panneaux solaires, les espagnols auraient-ils pris en main l’énergie renouvelable ?
Le paysage est relativement beau et pendant quelques km, nous traversons un site qui fait penser à Monument Valley, enfin ce qu’on en a vu à la télé, des collines de pierres et de terres en forme de cône, enfin la taille n’est pas la même, celles-ci sont beaucoup plus petites.
Parce que tout le monde ne l’a pas vu Monument Valley, il n’y a que les privilégiés si vous voyez qui je veux dire, leur nom comme par un Z qui veut dire Z…
Bref, un bon choix que cet itinéraire là. Nous allons rouler toute la journée avec des poses régulières pour le café, le thé, le casse croûte, etc… et ce n’est qu’à 17 h 30 que nous nous arrêtons dans un camping situé au pied du contrefort des Pyrénées, sur les bords d’un lac classé en site protégé. Nous sommes là juste pour voir le coucher du soleil et la couleur rouge des rochers qui bordent le lac est magnifique.
Voilà, on s’en va. On quitte le Maroc. Il nous reste quand même quelques 120 km pour rejoindre Ceuta en passant par Tanger. On connaît la route, on l’a fait il y a juste un mois, le 6 septembre. Il nous semble que le paysage est plus joli que lorsque nous sommes arrivés. Il fait beau contrairement à ce jour-là, cela doit faire la différence. La route est escarpée, se faufile entre des tas de pitons rocheux. Il y a toujours ces deux immenses chantiers bien sûr, celui de l’autoroute et celui du port de Tanger qui sera en fait à 30 km de la ville.
On arrive à la frontière, des tas de gars veulent nous donner les fiches à remplir. On leur dit qu’on les a déjà. On nous l’a déjà fait le coup, on sait comment il faut faire maintenant, on prendra directement les fiches au guichet de la douane et pas de pourboire. Et oui, à l’aller on est plus cool qu’au retour !!! On fait les papiers pour le cc, pour nous. Puis un douanier en civil vient fouiller le véhicule, enfin fouiller, il regarde là où pourrait se tenir une personne, puis il regarde dessous car il nous dit que parfois des clandestins s’accrochent aux essieux pour passer. Il n’y a rien ! Le douanier espagnol nous laisse passer juste après un rapide contrôle des passeports. Mais il y a une raison car il y a encore deux contrôles pour l’accès au bateau. Là, un chien fait le tour du cc et ne trouve rien, c’est bien ! Bin dis-donc, ça c’est du contrôle. En fait, il nous semble que du côté marocain, ils soient vigilants par rapport aux clandestins et côté espagnol, à la drogue.
Voilà, le bateau arrive, nous embarquons. Peu de monde par rapport à l’aller. Le bateau est plus sympa car on peut aller à l’extérieur à l’arrière et mis à part le temps d’un café, c’est là que nous allons rester pendant le temps de la traversé. En fait, le beau temps nous a permis de voir en arrivant vers Ceuta, que l’on voit très bien l’Espagne depuis le Maroc donc l’Europe depuis l’Afrique. On voit très bien le rocher de Gibraltar depuis Ceuta que l’on avait du mal à voir à cause du mauvais temps il y a un mois. La traversée est agréable, la mer est très calme, on voit le trafic dans le détroit qui est très important. Voilà, nous revoilà en Espagne et en Europe. Nous allons rouler à travers l’Andalousie pour rejoindre Grenade où nous allons passer la nuit.
Comme nous n’allons pas nous connecter avant d’être à la maison, voici le plan de retour que nous avons prévu. Est-ce qu’on le tiendra, on verra, on ne sait d’ailleurs pas si l’on passe par Madrid ou par la côte pour rentrer. Samedi bateau, samedi soir et dimanche soir Espagne, lundi soir sûrement Andorre, mardi soir Véro et mercredi soir Lili. Pour les deux personnes citées, merci de prévoir à manger pour les soirs mentionnés.
En attendant, encore un peu la plage, visite de l’ancienne médina d’Asilah et voilà.
Afin de faire plaisir à une de nos lectrices les plus assidues, nous signalons que nous profitons de nos derniers plats marocains… hier soir brochette et tagine et ce soir peut être couscous ou peut être tagine, c’est tellement bon ! sans oublier la soupe spécialité Harira qui, à elle seule, doit vous permettre de prendre du poids au quotidien. On verra bien s’il faut payer une surtaxe sur le bateau.
C’est sûrement la dernière fois que l’on se connecte depuis le Maroc, à moins qu’on ne veuille plus nous laisser sortir du pays. Le voyage est fini. C’est triste ?! Non ce n’est pas triste, c’est bien. Nous avons vu tellement de choses et il faut rentrer. Faut bien qu’Alain aille bosser quand même non ???!!!… Moi aussi mais j’ai encore le temps ;-)
En plus, quand on a vu les conditions dans lesquelles vivent les gens au Maroc, notamment dans certains endroits reculés et que l’on sait la vie que l’on mène nous Européens, il a vraiment de quoi relativiser.
On a une maison, l’eau courante, l’électricité, du boulot…, la possibilité de vivre avec sa famille sans avoir à s’expatrier pour la faire vivre, des voitures pour nous déplacer facilement, des conditions sanitaires et l’accès aux soins organisé, tout ce qui fait que nous avons une vie confortable… et sans oublier le superflu que sont la télé, les ordinateurs, les loisirs, le sport (enfin pas pour tous n’est-ce-pas mes sœurs ???) les voyages, sans oublier pour ce qui nous concerne le camping-car et bien franchement on se dit qu’on a de la chance de la vie que l’on mène. Et le Maroc est loin d’être le pays le plus défavorisé d’Afrique et du monde. Et on voudrait que ce ne soit que pour nous tout ça ???!!!…